Nous avons fait une virée d’une journée dans la luxuriante vallée de Viñales, via un tour organisé incluant une combinaison pour le moins hétéroclite de curiosités concentrées dans une zone relativement petite. Il y avait la visite d’une fabrique de liqueur locale, usine à l’arrêt, samedi oblige. Il y avait la visite de Cueva del Indio, se résumant à entrer dans une grotte, marcher environ 100 mètres, puis monter dans une barque qui nous emmène directement vers la sortie. Perdue au milieu de nulle part, on aurait certainement jamais mis les pieds dans cette grotte, si ça n’avait pas été compris dans un tour organisé.
45 minutes d’attente jusqu’à la barque qui nous emmène vers la sortie.
Nous sommes ensuite repartis pour aller déjeuner au milieu d’un champs, dans un restaurant situé à côté de l’énorme Mur Préhistorique. Enfin quelque chose d’intéressant d’un point de vue anthropologique.
Imaginez notre surprise quand on est tombés sur ça. Non seulement l’homme préhistorique a réussi à peindre cette immense falaise, mais en plus regardez-moi ces couleurs éclatantes ! Couleurs qui ont su garder tout leur éclat depuis leur application… en 1964. Cette oeuvre compense son manque de préhistorisme par sa taille ; avec pas moins de 120 mètres de haut par 180 mètres de large, ses mensurations sont impressionnantes et c’est l’une des peintures les plus grandes au monde. Des paysans locaux ont servis de main-d’oeuvre pour dessiner les lignes et appliquer la peinture, dirigés depuis le sol par l’artiste, Leovigildo Glez, essentiellement connu pour avoir été camarade de classe de Diego Rivera. Cette oeuvre illustre “l’évolution de la vie à Cuba, gravée dans la pierre” en montrant l’évolution de la vie dans cette région de l’ère préhistorique jusqu’à l’homme. Le repas au restaurant local était copieux, et le chat, qui miaulait en accord avec le groupe de musique jouant de table en table, constituait une agréable compagnie.
Les activités de l’après-midi se sont avérées être les plus intéressantes, le tour opérateur construisant probablement ses programmes selon le principe du “meilleur pour la fin”. Nous avons visité une plantation de tabac pour apprendre comment le tabac est cultivé, comment les cigares sont faits, et avons tous eu droit a quelques cigares fraichement roulés à essayer.
Guide et feuilles de tabac en train de sécher
Nous avons ensuite été conduits jusqu’à un point de vue panoramique sur la vallée de Viñales. La région de Viñales est une dépression karstique qui résulte, en l’occurence, de l’érosion d’une couche calcaire ayant laissé place à d’énormes “megotes”, formations rocheuses en forme de bottes de foin s’élevant au dessus de la plaine. Apparemment, eSteven eSpielberg considérait cette région parfaite pour filmer Jurassic Park. Mais, embargo.
Et puis finalement nous sommes repartis vers à La Havane, à deux heures de route de là, pour diner, nous promener un peu plus dans la capitale et profiter de sa musique à la tombée de la nuit.
L’extraordinaire tresseuse “Irma la Dulce”, ainsi baptisée pour sa délicatesse lorsqu’elle réalise ses tresses africaines sur les touristes.
Vitraux de nuit sur la Plaza Vieja
A Cuba les peines sont très sévères pour les agressions de touristes ; par conséquent, de jour ou de nuit les rues sont très sûres pour s’y promener.














