🇫🇷 Llegando a Guatemala

Au retour de Cuba notre date butoire du 13 juillet arrivait à grands pas, nous avions cinq jours pour aller de Cancún au Méxique à Quetzaltenango au Guatémala. Nous nous sommes donc lancés dans un intense itinéraire de bus : 6h de bus de nuit pour rejoindre Chetumal situé à la frontière entre le Méxique et Bélize. Arrivée prévue à 4h du matin, ce qui laisse suffisamment de temps pour pouvoir prendre le bus de 7h du matin qui relie Chetumal à Flores, via Bélize City en approximativement 9h. Hormis les cernes sous les yeux obtenus à l’arrivée, l’ensemble de l’itinéraire a été comme sur des roulettes.

484Passage de frontière vers Bélize à pied

Une taxe de passage de frontière s’applique à la sortie du Méxique, et puis une autre à l’entrée au Bélize (une somme allant de $5 à $10). Anne et moi nous sommes légèrement ridiculisés à constamment faire l’effort de parler aux douaniers en espagnol, sachant que l’anglais est la langue officielle au Bélize. Une banane clandestine a été autorisée à passer la frontière avec nous, puis nous sommes remontés dans notre bus pour une traversée éclaire du Bélize.

485Une légère inquiétude s’est faite ressentir dans le bus quand nous avons remarqué ce véhicule nous rattraper à une vitesse folle ; le convoi était en fait vide.

486Vous vous souvenez de ce que je disais sur la capacité qu’a Anne à dormir dans les transports ? En voilà encore la preuve.

487Nous sommes arrivés à Flores avec une heure de retard par rapport à l’heure prévue, portant à 10h le temps passé dans un minibus au confort limité. Malgré cela, Anne a fini par développer une certaine affinité pour notre cher véhicule et m’a demandé de le prendre en photo avec elle a ses côtés, dans sa tenue complète de voyage.

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Flores est une petite presqu’île touristique située à 45 minutes au sud des ruines de Tikal. Une fois arrivés nous avons rapidement établi camp de base dans une auberge au bord du lac et sommes partis à la recherche de quoi boire et manger. En passant à Bélize City nous avons récupéré un amical trio qui s’est joint à nous pour les jours suivants. Happy hour et bons moments ont été de la partie, et le soleil couchant complétait parfaitement le tableau.

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Temple I au clair de lune

Le lendemain matin, réveil à 3h30 pour le fameux “sunrise tour” à Tikal. Anne avait déjà fait ce tour deux fois auparavant et savait qu’il se traduit davantage par “tour très matinal” que par “tour lever du soleil”. Tikal étant en plein milieu de la jungle avec une humidité ambiante à son maximum, le soleil commence à percer uniquement aux alentours de 10h, après avoir dissout la couche de brume matinale. Ceci étant dit, la visite est inoubliable car on se retrouve au beau milieu de la jungle au moment où celle-ci se réveille : Une demi-heure de marche à la frontale (et obligatoirement accompagnés d’un guide) sur un sentier où l’on croise tarentules, crapauds géants, serpents voire même jaguars, jusqu’à atteindre le Temple IV, le plus grand des temples qu’il est possible d’escalader. Perché là-haut, au dessus de la cîme des arbres, la jungle s’étend à perte de vue tout autour. Il reste alors juste à attendre. D’abord quelques insectes se mettent à bourdonner, puis les oiseaux commencent à chanter à tour de rôle, et enfin (et certainement le plus impressionnant), les alouates entament leur passe-temps favori, hurler le plus fort possible les uns sur les autres, pendant que la luminosité augmente et la brume s’efface. Et petit à petit tous les temples apparaissent, s’élevant majestueusement au dessus des arbres. Les photos suivantes sont dans l’ordre chronologique, afin de donner un aperçu de la manière dont le jour se lève sur la jungle, et pour montrer comment l’épaisse brume peut tout faire disparaitre en l’espace de quelques secondes.

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494Anne embrassant Temples I, II et III

497bAnne prenant une photo de Mark et Juanita, amis inséparables, deux de nos compagnons de voyage à Flores.

498Les singes oualates ont un cri puissant et féroce (d’après notre guide leurs hurlements sont utilisés pour les cris des tyrannosaurus rex dans Jurassic Park) mais ce sont en fait des singes relativement petits.

Cliquez ici pour un aperçu de ces singes-T-rex.

499Lévitation devant le Mundo Perdido

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501Dégustation de termites : elles ont un goût de carotte. Je fais en général la même tête quand je mange des carottes.

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504L’Acropole Central

505Selfie de groupe avec le Temple I (Temple Jaguar) depuis le Temple II (Temple des Masques). Sens horaire depuis la gauche : Jackson (Australie), Anne, moi, Juanita (Oregon) et Mark (Oregon)

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507Temple II, dédié à la femme de Jasaw Chan K’awil, souverain enterré dans le Temple I

Promenade à travers l’Acropole Central

509De retour à Flores, Mark et moi avons piqué une tête dans le lac à disposition

510Habituée des Root Beer floats (boule de glace vanille + Root Beer pour les non-initiés), Anne n’avait jamais vu de Coke float. Elle a donc sauté sur l’occasion et testé son premier Coke float au Cool Beans café. Verdict : bon, mais pas top.

511Toute la troupe était ravie de voir débarquer sur l’île des barques chargées de victuailles : tostadas avec moults choix de garnitures et gâteaux au chocolat, à la banane ou à la carotte. C’était délicieux, ça coûtait presque rien, et cerise sur le gâteau, personne n’a eu d’indigestion.

512Julien, Anne, Mark, Juanita, Jackson: lakeside eating, lakeside happiness

514Le lendemain nous sommes allés au café Cool Beans pour un copieux petit-déjeuner (ce qui s’est averé très utile pour la suite de la journée).

513Notre compagnie pour le petit-déjeuner

515La vue depuis notre chambre

Compagnons de voyage !

Nous avons repris notre bus vers le sud en direction de Cobán. Normalement un trajet qui prend six heures depuis Flores, nous avons été surpris par un barrage routier après seulement une heure de route, la communauté locale protestant contre une usine récemment installée qui contamine avec tout un tas de produits chimiques la rivière locale, causant de graves soucis de santé aux enfants et tuant tous les poissons. Nous avons été avertis que l’attente pouvait être longue, mais dans ce genre de situation on ne sait jamais vraiment combien de temps cela peut durer. Armés d’optimisme, nous avons passé le temps à jouer aux cartes et grignoter à la station essence voisine (une chance d’avoir été bloqués juste à côté d’une aire de repos), pas mécontents d’apprécier quelques heures supplémentaires en compagnie de nos nouveaux amis qui partaient vers d’autres destinations à la fin de la journée. En début d’après-midi, après trois heures d’attente sur la route, l’idée est venue de retourner à Flores pour profiter d’un endroit plus reposant, et reporter le trajet au lendemain. Idée rapidement tuée dans l’oeuf à l’annonce de l’existence d’un second barrage derrière nous. Pour faire court, après dix heures pris en sandwich entre deux barrages routiers, les requètes des manifestants ont été entendues, un compromis a été trouvé, et le barrage a été levé. Nous avions encore cinq heures de route devant nous et avons posé pied à Cobán à deux heures du matin. Légèrement plus d’aventure que nous avions prévu, mais surtout moins de deux jours pour arriver à Quetzaltenango chez notre famille d’accueil.

Selfie de barrage routier

Selfie de groupe sautant de joie suite à la levée du barrage

DCIM100GOPROUne fois le barrage routier levé, notre navette s’est engagée dans une course nocturne pendant 20 minutes, doublant un maximum de véhicules avant d’arriver au point d’arrêt suivant, la traversée d’une rivière par “ferry”, un large radeau pouvant tenir une dizaine de véhicules, poussé par de petits moteurs 25 chevaux.

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Franco-American couple navigating through life at the pace of enjoyment.

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