(Deuxième semaine à Quetzaltenango) Avant la conquête espagnole, Quetzaltenango portait le nom de Xelajú, provenant du Mam “Xe lajú noj” signifiant “sous les dix montagnes”, nom pour le moins pertinent pour une ville localisée dans une vallée entourée de montagnes et d’un volcan. Les espagnols ont débarqué vers 1520 et ont immédiatement renommé la ville Quetzaltenango, “terre de l’oiseau quetzal”, un nom donné par les indigènes méxicains Tlaxcaltecas qui accompagnaient les espagnols durant leur invasion des hauts plateaux guatémaltèques. Aujourd’hui les indigènes, aussi bien que les latinos, appellent la ville Xelajú ou même juste Xela, en hommage à leur ancètres. Il n’y a plus un seul quetzal dans les environs, mais les sommets alentours sont bien toujours présents.
Deuxième semaine à Quetzaltenango, et l’appêtit est toujours là ! Poulet au riz
Nous avions brièvement aperçu cet arbre rose fluorescent à l’arrière d’un pick-up un peu plus tôt ce jour là, et avions été impressionnés par une telle couleur vibrante, sans réaliser que c’était un faux. Il y a eu une procession qui impliquait cette troupe, une fanfare et des pétards n’ayant rien à envier à des feux d’artifice. J’ai été particulièrement amusé par le bébé-saint qui, en cette saison des pluies, était soigneusement à l’abri des averses sous son poncho en plastique.
Petit-déjeuner typique, dîner typique
Petit-déjeuner avec cornflakes et cookie (champurrada) tartiné de crème. Confiture de pomme à disposition pour tartiner une couche supplémentaire
Dîner ; bien que parfois simpliste et très similaire au petit-déjeuner, notre dîner était toujours accompagné de délicieuses sauces faites maison par notre guaté-mama Christy. En général une sauce piquante pour Anne, et une non-piquante pour moi.
Cornflakes et pain perdu, toujours grillé à la perfection
Pâtes, empanada argentine et julienne de légume avec mayonnaise
Photo des notes de prof pour recopiage
Plátanos, frijoles, et oeuf avec sauce
Pommes de terre, salade de poivron rouge et boeuf
Un après-midi nous sommes allés en sortie de classe visiter la plus vieille église d’Amérique Centrale qui se trouve à Salcajá. Elle a été construite à la hâte en 1524 et les gros blocs à chaque coin, servant d’arcs-boutants, ont été ajoutés un peu plus tard.
C’est toujours aussi surprenant de voir la facilité avec laquelle ces femmes transportent des paniers remplis de nourriture, textiles, ou autre, en équilibre sur leur tête.
MISH, l’un des plus gros producteurs de laine, nécessaire à l’art du tissage local. Nos amis Alex et Anthony sortant du magasin
Rompopo, une liqueur à base d’oeuf
Chicken bus déboulant dans Salcajá
Soupe avec pâtes, gros morceau de poulet et tout un tas de légumes
Blogging et devoirs… et happy-hour
Plátanos, frijoles, oeufs et pure crème.
Un samedi nous sommes sortis pour une marche matinale et avons trouvé à l’extérieur de notre maison cette incroyable équipe en train de construire un étage de plus sur l’église évangélique voisine. A ce moment là les femmes étaient arrivées avec le déjeuner des maçons, sur place depuis 5h du matin.
Nous avons marché jusqu’à la limite nord de Xela, à la recherche de tongues, et ainsi découvert un peu plus notre nouvelle ville.
Riz, guacamole et steak aux légumes
Xela depuis l’église Cristo Vive perchée sur une colline
La colline verte sur la droite est appelée el baúl, ou malle, pour sa forme
Le parque central depuis la terrasse d’un bar
Pour notre deuxième weekend nous avons pris la direction de Chichicastenango, ville connue pour son immense marché bihebdomadaire, qui vaut vraiment le détour. Nous y sommes allés un dimanche et avons apprécié ses couleurs vibrantes et l’esprit de marchandage qui y règnent.
Pancakes et fruits au petit déjeuner. Un peu d’énergie avant le shopping !
Le coin volaille. La femme à gauche, en train de dormir avec son poulet, est adorable.
A la fin de la deuxième semaine nous avions mis en place une certaine routine : réveil, petit-déjeuner, classe, déjeuner, café pour étudier, dîner, dodo. Mon espagnol a encore progressé, mes histoires pouvant désormais porter sur des faits passés et futurs. Anne quant à elle a commencé à arpenter le monde fictif de l’imparfait du subjonctif.



















