🇫🇷 Ultima semana en Xela

La semaine cinq est arrivée plus vite que prévue et nous avons finalement décidé de rester à Quetzaltenango pour que je prenne une semaine de plus de cours d’espagnol, et qu’Anne ait le temps de plannifier notre route à travers le Guatemala. Voici donc notre cinquième et dernière semaine à Quetzaltenango.

706Escalopes de poulet, brocolis et purée. Cette délicieuse purée faite maison par Christy m’a fortement rappelé celle de ma grand-mère.

707Comme chaque année la deuxième semaine d’Août est arrivée avec le pic de l’essaim de météores des perséides. Quetzaltenango offrant un ciel dégagé de polution lumineuse, je me suis donc naturellement retrouvé dans la cour de la maison chaque matin à observer et tenter de photographier quelques unes de ces étoiles filantes. Malheureusement seules les non-filantes ont pu être capturées, comme par exemple ici celles du “W” de la constellation Cassiopée sur la gauche.

708Salchicha, haricots noirs et riz

711 Pendant que j’étais en cours d’espagnol toute la matinée, Anne vaquait à ses propres occupations, évidemment autour d’un café. Elle lisait notamment un livre constitué de 16 histoires courtes d’auteurs latino-américains. L’extrait suivant, tiré d’un interview avec le journaliste et scénariste cubain Senal Paz, a particulièrement attiré son attention alors qu’elle préparait notre prochain article du blog

“Escribir es un intento de comprender la vida, de comprendérselo uno mismo y de dialogar con los demás. Muchas veces es un disfrute, un gozo, una felicidad, porque te sientes muy bien creando personajes e historias y sabes que éstos tendrán algún sentido para otras personas. En otras ocasiones es sufrir: sufres por lo que hay en el destino de los demás y el tuyo propio, o sufres simplemente porque no puedes escribir como quieres, porque no logras que tus historias, sobre el papel, sean tan buenas como en tu mente, crees que nunca lo vas a lograr, que es imposible. Escribir es un trabajo difícil, duro, que pocos logran hacer bien. Demanda mucha paciencia, mucho estudio, mucha perseverancia.”

“L’écriture est une tentative de comprendre la vie, de la comprendre par soi-même et de dialoguer avec les autres. Souvent l’écriture c’est du plaisir, de la joie, parce que vous vous sentez bien à créer des personnages et des histoires et de savoir qu’ils auront du sens pour d’autres personnes. L’écriture c’est parfois de la souffrance : vous souffrez pour le destin des autres ainsi que pour le votre, ou tout simplement vous souffrez de ne pouvoir écrire comme vous voulez, parce que vous ne parvenez pas à retranscrire les histoires sur papier d’une manière aussi belle que dans votre esprit, vous pensez que vous n’y arriverez jamais, que c’est impossible. L’écriture est un travail ardu, difficile, que peu de personnes réussissent à bien faire. Cela demande beaucoup de patience, beaucoup d’étude, beaucoup de persévérance.”

709Notre famille d’accueil nous a fourni notre propre fontaine à eau, judicieusement placée au pied du lit. Je ne sais pas ce qui nous a poussé à éclairer la fontaine avec une lampe torche, au moment de placer un nouveau bidon, mais l’effet obtenu avec les bulles d’air était des plus captivant.

712Remise de diplôme !

713Une fois la remise de diplôme (incluant un gâteau bien sûr) passée, Anne et moi avons perpétué la tradition de signer le mur de l’école. Nous avons dessiné deux animaux ayant pris une part importante dans nos discussions avec nos professeurs, Anne un quetzal et moi un narval.

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716Salpicon, guacamole, riz et tranches des plus gros radis de la planète.

Habiter une ville pendant cinq semaines vous donne l’opportunité d’observer et d’apprécier ses curiosités. Voici quelques-unes des curiosités de Quetzaltenango que nous avons remarquées et photographiées.

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Les trottoirs : Généralement très étroits, la plupart donnant de la place pour seulement une personne, ou plutôt un seul être vivant. J’ai vu des chiens errants descendre du trottoir pour me laisser passer, et je me suis vu descendre moi-même du trottoir pour laisser passer sans broncher un chien à l’allure visiblement obstinée. Sur ces trottoirs on trouve souvent de larges poteaux électriques en béton qui prennent quasiment toute la largeur. Ces poteaux obligent les piétons à se balancer à la Tarzan pour ne pas descendre sur la voie et se faire happer par un véhicule, laissant ainsi des marques noires à hauteur d’épaule sur les poteaux, comme cela se voit sur la photo suivante.

731 Exemple de poteau noirci par les nombreuses mains l’agrippant pour ne pas descendre sur la route.

715Bake Shop : Curieusement, Xela possède une importante communauté mennonite, essentiellement constituée d’expatriés dont la langue maternelle était visiblement l’anglais, mais dont la plupart parlait très bien l’espagnol (certains prenaient d’ailleurs des cours dans notre école). Les mennonites possèdent cette pâtisserie au nord de la ville, un peu en dehors du sentier battu pour les touristes, mais qui vaut vraiment le détour. Ils ouvrent exclusivement les mardis et les vendredis, et vendent systématiquement l’intégralité de leurs patisseries avant l’heure de fermeture. Les pâtisseries étaient délicieuses et il nous a fallu une bonne dose de maitrise de soi pour ne pas nous y rendre deux fois par semaine. Ils avaient des tas de cookies, des gâteaux à la banane, à la courgette, à la carotte, des yahourts, des fromages, des donuts de toutes sortes, et nos préférés, les “trous de beigne”.

Au cas où vous n’auriez pas vu le client satisfait sortant du magasin dans la première photo, la deuxième a été éclairée.

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Lait de chèvre frais : facile à trouver ici, délivré directement sur le pas de votre porte.

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Puente de los Chocoyos : ça et là dans la ville il y a plusieurs ponts de ce type, enjambant mystérieusement des rues pavées sèches. Mais ces ponts datent en fait du début du 20ème siècle quand les rues de Xela se transformaient régulièrement en rivière durant la saison des pluies. Aujourd’hui ils servent de curiosités et de perchoirs d’observation.

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Cafés : En termes de cafés sympas nous avons choisi la bonne ville. Ce café, par exemple, El Cuartito, n’offre au passant qu’une porte en bois quelconque depuis la rue, mais une fois le pas franchi, à l’intérieur le décor est tout autre avec des chaises sur les murs, des murs en tableau noir pour y laisser des messages ou dessins, et cette paisible et jolie cour intérieure où nous avons échangé des photos avec nos compagnons de voyage / camarades de classe durant notre dernier vendredi à Xela.

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Lignes électriques : De quoi mettre un électricien mal à l’aise. Nous avions un ami électricien de profession à l’école, et quand il passait à côté d’un gros enchevètrement de fils électriques on pouvait le voir soupirer de dépit et tourner les yeux. Sans mentioner les fils électriques qui pendent comme des lianes, sous lesquels la plupart des guatemaltèques passent sans problème, mais dont toute personne de plus de 1m70 doit se méfier.

719Un jour Anne a soulevé la question de savoir si un jour Xela supprimera ces monceaux de fils en adoptant une technologie futuriste plus avancée que les fils électriques enterrés (impossible ici pour des raisons sismiques évidentes). La seule technologie venue à l’idée était de rendre tous les habitants nyctalopes pour supprimer tous les lampadaires. Imaginer une telle ville a bien amusé la troupe.

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Chiens sur les toits : Rien de plus à ajouter à ça.

722Spaghetti et haricots verts

DCIM100GOPROLa Cantina, le troquet favori des locaux, décoré comme il se doit avec crucifix et bimbos en bikini.

DCIM100GOPROUne dernière photo de ce que fut notre maison pour cinq semaines ! Le couloir menant à la cuisine et la salle à manger, où nous avons eu droit à de nombreux délicieux repas. La plaque de la famille est accrochée sur le mur à droite, Familia Cifuentes de Léon.

727Une photo d’adieu avec Willy, Christy et Leisha !

DCIM100GOPRONous sommes allés prendre un dernier café avant de sauter dans un chicken bus en direction de Comalapa où nous allions passer la semaine suivante, et le barman nous a transmis un petit message, sans aucun doute de la part de Quetzaltenango.

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Franco-American couple navigating through life at the pace of enjoyment.

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