Durant notre séjour au Guatemala l’actualité volcanique s’est avérée tout aussi intense que l’actualité politique. Volcán de Fuego, l’un des volcans les plus actifs au monde, a redoublé d’intensité durant la période électorale, offrant à seulement quelques encablures d’Antigua un spectable explosif à couper le souffle. Après avoir passé de nombreuses minutes (comprendre plusieurs heures) a observer et photographier les panaches de cendre et les jets de lave, je n’ai pas résisté à l’idée d’aller voir Fuego d’un peu plus près, depuis le sommet de Volcán Acatenango, accolé à Fuego, pendant qu’Anne se reposait dans les cafés d’Antigua.
Cliquez ici pour une ascension en vidéo d’Acatenango.
L’ascension d’Acatenango est un copié/collé du trek que nous avions fait pour l’ascension de Tajumulco : Une journée de grimpette vers le camp de base à 3600 mètres d’altitide, quelques heures de sommeil sous tente frigorifiée, puis les derniers 300 mètres de dénivelé à la lampe frontale pour s’offrir un lever de soleil magnifique et réchauffant depuis le sommet. Le trek est plus éprouvant que celui de Tajumulco, mais l’effort est largement récompensé par le panorama offert aussi bien depuis le camp de base que depuis le sommet sur Volcán de Acatenango.
Objectif en vue entre les nuages
La pente abrupte nous emmène rapidement au dessus des nuages
Un vent de panique s’est abattu sur le groupe durant la pause déjeuner quand les premières gouttes de pluie sont tombées. Deux minutes plus tard tous les ponchos colorés et housses de protection étaient en place, et la pluie s’est arrêtée.
Randonneur joyeux dans un paysage funèbre. En 2006 un incendie a ravagé la forêt d’Acatenango. Les arbres qui ont survécu ont été affaiblis et sont depuis attaqués par un insecte (dendroctone du pin) qui perfore l’arbre pour se nourrir de l’écorce. L’insecte apporte avec lui un champignon qui se développe dans le tronc et tue l’arbre en 90 jours. L’unique remède aujourd’hui est la coupe des arbres contaminés pour éviter la propagation de ce fléau.
Durant la montée nous pouvions ressentir des vibrations dans le sol et des grondements fréquents très similaires au tonnerre par temps d’orage. C’était l’accueil que nous offrait Fuego.
Randonneur cachant son excitation
D’après le décalage sonore entre l’explosion et le boom, nous étions à environ 2km à vol d’oiseau du cratère de Fuego.
Le panorama et la sieste ont tout de suite séduit le groupe
Volcán de Agua dominant les nuages
Fuego et Fuego (feu de camp et volcan). Les éruptions sont exactement les mêmes de jour que de nuit, mais l’obscurité métamorphose les panaches de cendre en jets de lave.
Toute la nuit sur Acatenango on peut entendre (toutes les 10-20 minutes) un “WOUAAAAHH !!!” général faisant écho aux booms suivis des crépitements de lave sur les flancs de Fuego.
Volcán de Agua et Antigua au fond à gauche
Arrivée au sommet d’Acatenango. Séance selfie sur le bord du cratère avec Volcán de Agua en arrière-plan
Lever de soleil sur Volcán de Agua
Ombre strombolienne de Acatenango sur la mer de nuages
Allemagne, Italie et France devant Volcán de Fuego
Eau et feu (Volcán de Agua et Volcán de Fuego)
Ce chien errant est tous les matins au sommet d’Acatenango. Il se nourrit de ce que laissent les randonneurs aux camps de base.
Dernier panache avant de redescendre au camp de base
Descente pittoresque. Il est toujours surprenant de découvrir en descendant ce qu’il était impossible de voir à la frontale durant la montée vers le sommet.
Guatemala, Italie et Australie en tête de peloton
La météo clémente le permettant, nous avons pris un raccourci à travers les rigoles creusées par les torrents d’eau de pluie
Fatigué, mais avec des images et des souvenirs plein la tête














