Nous sommes arrivés au Costa Rica non-préparés, ceci étant essentiellement dû à notre départ précipité mais à temps du Nicaragua (curieusement nous avons échappé à l’amende de 2$/jour pour avoir dépassé notre visa). Mais fort heureusement nous sommes de talentueux procrastinateurs quand vient le temps de planifier précisément notre prochaine destination, et cette qualité nous a ici certainement aidés. Nous avons pris un bus allant de San Juan del Sur à San José (capitale du Costa Rica), et sommes descendus en chemin, après environ 7 heures de route, pour prendre un autre bus en direction de La Fortuna dans la forêt de nuage au nord du pays. Une fois déposés sur le bas côté de la route panaméricaine nous avons couru sous le crachin typique des forêts de nuage pour aller retirer de l’argent dans un centre commercial. C’est à ce moment là que nous avons réalisé que nous n’avions aucune idée du taux de change entre les Colones Costaricains et le Dollar (notre devise de référence). Faisant confiance au distributeur de billet qui ne nous laisserait certainement pas la chance de vider notre compte en banque, j’ai retiré quelques 90000 CRC et, billets de couleur en poche, nous sommes ressortis pour prendre un taxi jusqu’au terminal de bus. Après avoir déboursé 1000 CRC pour le taxi et 4000 CRC pour le trajet de deux heures en bus, nous avons été rassurés d’apprendre d’un compère passager que le taux de change est d’environ 530 CRC pour un Dollar. Avec cette bonne nouvelle nous nous sommes confortablement installés pour le trajet de deux heures, le film Madagascar 3 (en espagnol) offrant un parfait divertissement sur les écrans escamotables du bus.
La première impression que nous a donnée le Costa Rica, c’est la verdure. Nos yeux ont eu droit à toutes les teintes possibles de vert depuis la fenêtre de notre bus et idem le lendemain depuis notre auberge et dans la réserve naturelle que nous avons visitée. Le Costa Rica a depuis longtemps donné priorité à la protection de l’environnement et l’éco-tourisme est en tête de liste des choses à faire dans le pays. Ceci en tête nous avons visité deux réserves naturelles durant les quatre premiers jours. La première était le Mistico Arenal Hanging Bridges, une réserve qui, en plus de quelques animaux, compte 16 ponts dont 6 suspendus au beau milieu de la forêt de nuage. Les animaux n’ont pas été nombreux, mais les vues exceptionnelles.
Un toucan à carène, le plus large des toucans
Notre guide nous a expliqué que ce monticule entier est une énorme fourmilière
Cette mini grenouille rouge n’est pas plus grande que l’ongle du petit doigt, et par conséquent elle est très difficile à trouver. J’étais sceptique quant à la véracité de cette grenouille trouvée par notre guide, jusqu’à ce qu’elle disparaisse en sautant.
Pattes de tarantule. C’est Anne qui a trouvé celle-là.
Profitant de la vue sur Volcán Arenal
Comida típica, plat typique du Costa Rica, le “Casado” : riz, haricots noirs, banane plantaine, lettue, viande, et une cuillérée de purée. Je suppose que le riz en forme de volcan était un clin d’oeil au Volcán Arenal surplombant La Fortuna.
Initialement nommé “El Burío”, La Fortuna a été rebaptisée ainsi à la suite d’une massive éruption du Volcán Arenal en 1968 qui a rayé de la carte trois villages à l’ouest du volcan, à l’exception de l’unique village bien fortuné à l’est, “El Burío”.
Le lendemain nous avons traversé en bateau le lac Arenal, le plus grand lac artificiel du Costa Rica. Initialement lac naturel, il a été agrandi et sa superficie à triplé en 1979 dans le cadre d’un projet hydroélectrique qui produisait alors 70% de la consommation électrique du pays (aujourd’hui le barrage hydro-électrique produit 15% des besoins nationaux). Détail intéressant, lors de l’agrandissement du lac les habitants d’Arenal et de Tondadora ont été relocalisés pour pouvoir inonder toute la zone, et les deux villages gisent toujours au fond du lac. La rumeur circule que durant la saison sèche la pointe du clocher de l’église d’Arenal peut être aperçue dépassant à la surface de l’eau.
Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Monteverde, également connu pour ses nombreuses réserves naturelles. Nous avons visité la réserve de Curi-Cancha, apparemment notre meilleure chance d’apercevoir le rare Quetzal. Hélas pour nous, nous n’avons déniché aucun quetzal, mais nous avons eu droit à une visite très intéressante au sujet de la forêt de nuage. Par chance les plantes ne bougent pas aussi rapidement que les oiseaux, et donc nous avons pu voir et apprendre beaucoup sur la végétation de la réserve.
Ceci est en réalité une vigne parasite qui a tué avec succès l’arbre qu’elle utilisait comme tuteur, laissant place à une sorte de carapace vide.






















