Nous mentionnions que la première impression du Costa Rica était son infinie verdure. La seconde impression a rapidement suivi, c’est que le Costa Rica est très cher. Restaurants, visites, courses ; par exemple les réserves naturelles affichent pour les plus abordables une entrée à au moins 50$ pour deux. A cause d’un deal sournois avec une compagnie de bus, nous avons dû acheter des billets pour sortir du Costa Rica avant même d’y entrer, et après ces quatre premiers jours passés dans le nord du pays il nous restait encore environ une semaine à faire profile bas et ne pas trop dépenser. Sur une suggestion d’un sympathique couple de voyageurs nous avons pris la direction de Puerto Viejo, coin apparemment plus abordable sur la côte caribéenne. Là nous avons profité des magnifiques plages, du climat estival et de la Jaguar Reserve.
La Jaguar Reserve réhabilite des animaux sauvages, toujours dans l’objectif de pouvoir les réintroduire dans leur habitat naturel. Chaque animal a sa propre histoire triste, mais voir leurs progrès réalisés était vraiment encourageant et les résultats démontrent la réussite du centre.
Ce que l’on voit ici sont des oeufs de rainette aux yeux rouges, la grenouille emblématique du Costa Rica, et ces grenouilles sont les seules se trouvant naturellement dans la réserve. Elles pondent leurs oeufs sous des feuilles qui se trouvent au dessus d’un plan d’eau, de telle manière que quand les tétards sont prêts à sortir, ils tombent directement dans leur milieu naturel favori. Pour garantir un taux de réussite de chute dans l’eau de 100%, la réserve coupe les feuilles chargées d’oeufs et les positionne à la verticale de réservoirs où les tétards s’épanouissent en toute tranquilité. Les oeufs étaient pleins de vie et on pouvait les voir bouger !
Vous pouvez imaginer l’autodéfense de cet arbre. Un petit garçon agité et bruyant de notre tour s’est immédiatement égratigné sur cette écorce piquante et je peux vous assurer qu’il a gardé ses distances durant tout le reste de la visite.
L’un de ces hiboux a perdu un oeil et est désormais dans l’incapacité de chasser alors que l’autre est arrivée au centre avec une aile cassée. Ils ont été pris en charge conjointement et le courant est passé entre les deux dès le premier coup d’oeil, si bien qu’ils ont eu un bébé hibou (qui fait aujourd’hui la taille de ses parents) ! La réserve a pris soin de préparer le petit hibou à survivre dans la nature, et notre guide nous a expliqué qu’il était capable de chasser avec succès des souris introduites dans leur enclos et qu’il était désormais prêt à être lâché pour aller trouver une partenaire. Chaque jour la cage des hiboux est ouverte afin qu’ils puissent aller voler dans les alentours (il y a un parc national juste à côté), et quand ils seront prêts ils retourneront à la vie sauvage. En attendant ils peuvent (et ils ont jusqu’à présent) continuer à revenir chaque jour dans leur maison à la réserve. Ces hiboux nous ont fait penser à notre chatonne, Swanson.
Bébés crocodiles ; d’après notre guide ils croyaient que nous allions les nourrir, d’où leur attention.
La bien-nommée “vipère à sourcils” (vipère de Schlegel)
Toucan à carène tirant la langue
Les touristes étaient invités à tendre un doigt pour que le toucan le morde. Anne a refusé.
Alors que nous nous apprêtions à partir de la réserve nous avons croisé un bébé singe-hurleur, portant toujours la couche. Durant les 10 secondes durant lesquelles il était sur le bras d’Anne, il a goûté à sa montre et inspecté ses lunettes de soleil.
Un dernier au revoir à la sortie de la réserve
Nous sommes partis voir la plage de l’autre côté de la route et en chemin nous avons rencontré une armée de fourmis coupe-feuille
L’autoroute des fourmis coupe-feuille est clairement visible
Madre Tierra, notre café préféré pour travailler ; délicieuses boissons agrémentées d’une brise maritime rafraîchissante.
Madre Tierra prenait les smoothies aux fruits très au sérieux
Heureux avec notre dîner favori vendu dans la rue par notre vieille femme que nous retournions voir tous les jours. Hélas, nous avons réalisé que même la nourriture vendue dans la rue était chère ; converti de Colones à USD, c’était 8$ pour deux. Malgré tout l’option la plus intéressante financièrement, nous étions heureux d’avoir trouvé notre petite vieille dame.
Costa Rica aussi célébrait “Moviembre”
La lumière matinale pénétrant dans notre chambre. L’auberge était simple mais nous avons apprécié les lits neufs, orthopédiques et durs comme du béton que seul les masseurs utilisent (la propriétaire était une ancienne masseuse)
Il y avait une longue route partant à l’est de Puerto Viejo qui desservait une dizaine de plages différentes. L’une des activités favorite des touristes est de louer des vélos pour se rendre sur ces plages. Nous avons fort apprécié les eaux limpides de la plage de Punta Uva.
Nous avons dit au revoir à Puerto Viejo après cinq jours, et sommes retournés à la capitale, San José, pour entâmer un voyage en bus de 18 heures jusqu’à Panama City.
Cliquez ici pour un résumé en vidéo de notre séjour à Puerto Viejo.








