November 14, 2015
Hier vendredi 13 nous sommes partis de Salento à la mi-journée pour rejoindre la capitale colombienne, Bogotá, pour quelques jours. Dans notre premier bus, qui nous emmenait jusqu’à Arménia où nous allions transférer pour un autre trajet de 8h, le jeune étudiant colombien assis à côté de moi a engagé la conversation en me demandant d’où je venais. “Je viens de France”, lui ai-je répondu. Devinant un certain doute dans son regard, j’ai précisé “En Europe”. Sa question suivante a été “C’est comment de vivre là-bas ? C’est un pays en guerre ?”. Je lui ai répondu, sans hésiter “Non, c’est pas un pays en guerre, c’est très sûr et tranquille”. Ironiquement, deux heures plus tard, dans le bus entre Armenia et Bogotá nous apprenions avec stupéfaction et désarroi les attaques terroristes perpétrées dans Paris.
C’est un étrange sentiment que de se sentir davantage en sécurité au beau milieu des montagnes colombiennes que dans les lieux de vie parisiens. Courage à tous ceux touchés de près ou de loin par ces attrocités.
Le lendemain, durant un tour en vélo dans Bogotá, nous avons croisé cette tour rendant hommage à la France en arborant les couleurs de notre drapeau tricolore.
