🇫🇷 Chan²

Le trajet de Loja, Equateur, à Trujillo, Pérou, a été l’un des plus longs et des plus incomfortables en date. Nous nous apprêtions à embarquer à dix heures du soir pour huit heures de bus qui allaient nous mener jusqu’à Piura au nord du Pérou. Une fois à Piura nous espérions trouver un bus matinal nous déposant à notre destination finale, Trujillo, en début d’après-midi.

A 22h nous nous sommes installés dans un bus à l’exiguïté comique qui allait nous emmener de l’autre côté de la frontière Péruano-Equatorienne. A 8$ par tête pour ce long trajet nous ne nous attendions pas à du grand luxe, mais nous avons été pour le moins surpris quand la paire de pipelettes devant nous a incliné ses dossiers de sièges (et les gens le font, sans exception, et toujours incliné au maximum) et que nous nous sommes soudainement retrouvés en leur compagnie, avec leurs appui-têtes littéralement au niveau de nos nombrils. La situation était drôle (il vaut mieux en rire dans ces cas là) mais au bout de la troisième et quatrième heure de route, avec peu d’espoir de voir leurs sièges changer de position, l’arrivée à la frontière a été une délivrance fort appréciée et nous avons pu nous déincarcérer de nos sièges et nous dégourdir les jambes durant l’heure qu’il a fallu pour que tout le bus passe par les douanes Equatorienne et Péruvienne. La nuit était chaude, le ciel était étoilé, et les douaniers étaient en caleçon, bloqués dans une petite pièce et avec pour unique compagnie un ventilateur à bout de souffle et un petit téléviseur diffusant une telenovela, dramatique feuilleton télévisé comme l’Amérique Latine sait si bien les faire. Un chien errant nous a aboyé dessus, effrayant le tout premier chat péruvien qu’Anne avait trouvé et qu’elle tentait d’apprivoiser. Et puis nous avons reçu le feu vert pour entrer au Pérou.

La plupart du temps quand vous descendez d’un long trajet en bus vous êtes accueillis par une meute de chauffeurs de taxi aboyant leurs services. Cette fois-ci n’a pas dérogé à la règle : les yeux à moitié fermés car tout juste réveillés et attaqués par le soleil qui cogne déjà très fort au dessus de nos têtes, nous avons traversé la meute pour atteindre un distributeur de billets et retirer nos premiers soles péruviens, puis avons marché jusqu’au terminal de bus voisin où l’on nous a appris que le prochain bus encore disponible pour Trujillo était à 14h. Bien que l’enchainement n’était pas aussi rapide qu’espéré, nous avons acheté nos billets puis passé la matinée entière à sélectionner des photos pour le blog, parce que nous optimisons notre temps de la sorte. Décembre sur la côte péruvienne est synonyme d’arrivée de l’été et par conséquent il faisait extrêmement chaud. Pour en terminer avec ce voyage, nous avons posé pied à l’auberge sur les coups de 21h après un transit de près de 24h, nous avons dîné au restaurant de l’auberge, puis avons dormi prêt de douze heures d’affilée (du quasiment jamais vu pour Anne).

DCIM101GOPROLa partie fun du voyage a été quand nous avons dégoté la première rangée de sièges au second niveau de notre bus pour Trujillo, nous offrant ainsi une vue panoramique pour la traversée du désert péruvien. Le sable y est soufflé comme de la neige en travers de la route.

A Trujillo nous avons visité deux grands sites archéologiques dans le désert, les ruines de Chan Chan et les ruines de Huacas del Moche.

1637 Chan Chan PeruChan Chan était la plus grande cité pré-colombienne d’Amérique du Sud et la capitale de l’Empire Chimú qui a débuté vers 900 et a disparu en 1470, vaincu par l’Empire Inca.

1636 Chan Chan PeruLes arcs-en-ciel tenaient visiblement une place très importante pour les Chimús, et constituaient la connexion entre la Terre et le Ciel.

1638 Chan Chan PeruUn décor digne de Mario Kart

1639 Chan Chan Peru

1640 Chan Chan PeruA quelques encablures seulement de l’océan, la pêche était une activité omniprésente dans la vie des Chimús.

1641 Chan Chan PeruMurs avec une finition en forme de filet de pêche

1642 Chan Chan Peru

DCIM101GOPROLe site qui s’étend sur plus de 20 km² est parsemé de murs s’élevant jusqu’à 10 mètres de haut

DCIM101GOPROLa cathédrale de Trujillo

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1649 Trujillo PeruPlaza de Armas

1650 Trujillo Peru

1651 Moche de la luna el sol PeruLes chiens imberbes du Pérou, laids en apparence, mais très dociles de nature. Ils ont la réputation d’appaiser les symptômes des personnes souffrantes d’arthrite lorsqu’elles dorment à leurs côtés, leur peau noire leur permet d’absorber la chaleur du soleil durant la journée et de la rayonner à la nuit tombée.

1652 Moche de la luna el sol PeruLes Huacas (temples sacrés) del Moche, toujours en cours d’excavation, furent apparemment de hauts lieux cérémoniaux pour la culture Moche (400-600AD). Les temples ont été construits les uns au dessus des autres, comme des poupées russes, et il est possible aujourd’hui d’en voir plusieurs épaisseurs de murs.

1653 Moche de la luna el sol PeruAi Apaec, chef-dieu de la culture Moche

1654 Moche de la luna el sol Peru

1655 Moche de la luna el sol Peru Huaca del Sol vu depuis Huaca de la Luna, ruines de la ville entre les deux toujours en attente d’excavation

1656 Moche de la luna el sol PeruRuines en ruines

1657 Moche de la luna el sol PeruAutel principal

1658 Moche de la luna el sol Peru

DCIM101GOPROL’un des murs les plus vastes et les mieux conservés du cinquième temple

1660 Moche de la luna el sol PeruFresque des mythes

1661 Moche de la luna el sol Peru

1662 Moche de la luna el sol Peru

1663 Moche de la luna el sol Peru

1664 Moche de la luna el sol PeruCerro Blanco s’élevant en arrière-plan, rocher des sacrifices à l’intérieur du temple sur la gauche.

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Franco-American couple navigating through life at the pace of enjoyment.

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