Nous avons dit au revoir aux dunes de sable d’Ica et pris un bus de nuit vers l’est pour rejoindre la ville coloniale d’Arequipa. Nous avions dégoté nos traditionnels sièges au second niveau et premier rang du bus pour apprécier la vue panoramique sur le désert péruvien et nous avons été accueillis par un chaud soleil matinal à notre arrivée dans notre nouveau lieu de vie pour la semaine à venir. Arequipa a été très bon avec nous. Chaque jour, sur la terrace du toit de notre hôtel, nous avions droit à un copieux petit-déjeuner avec oeufs, pain et jus de fruit frais, servi par une femme à l’enthousiasme débordant qui nous félicitait chaque matin de notre choix d’oeuf au plat ou oeufs brouillés ; le tout avec l’impressionnant Volcán Misti en arrière plan. Avec un ciel bleu qui ne nous a jamais trahi, des températures constantes autour des 25°C, et les bières artisanales toujours à disposition, Arequipa nous a tout de suite séduit.
Lors de notre premier dîner le groupe à la table d’à-côté nous a offert à chacun une part du gâteau de quinoa (fait avec le quinoa de leur propre ferme) qu’ils partageaient pour célébrer un anniversaire ; les parts de gâteau ont été accompagnées d’un amical “bienvenidos a Arequipa”, bienvenus à Arequipa. Comment ne pas tomber sous le charme de cet endroit ?!
La cathédrale. C’est quand nous sommes entrés à l’intérieur que nous avons finalement réalisé que ceci est le flanc droit de la cathédrale, l’édifice est orienté avec l’autel sur la droite et la nef sur la gauche.
Le groupe volcanique éteint Chachani
Monasterio de Santa Catalina, un monastère du XVIème siècle : une “citadèle à l’intérieur de la ville”. Nous avons pu visiter le monastère durant l’ouverture nocturne du mardi et nous avons apprécié voir les rayons du soleil couchant faire place à la lumière des lanternes sur les petites ruelles, cours intérieures et autres pièces mystérieuses. A ses débuts le monastère habritait près de deux cents nonnes – filles de riches familles espagnoles – et trois cents servantes jusqu’à ce qu’il soit ouvert au public en 1970. Trente nonnes habitent toujours les lieux aujourd’hui.
L’arche du silence mène au Cloitre des Novices ; une fois passées sous cette arche les nonnes novices devaient faire voeu de silence et se résoudre à une vie de labeur et de prières durant quatre années. Leur riche famille devait payer une pension de 100 pièces d’or par an, et à la fin des quatre années les nonnes pouvaient choisir entre prêter serment et intégrer l’ordre religieux ou quitter le couvent. Quitter le couvent était synonyme d’échec et couvrait de honte leur famille.
Photographe photographié, Cloitre des Novices
Cloitre des oranges, nommé ainsi pour les orangers plantés au centre
De profundis, une morgue où était fait le deuil des nonnes décédées
Lavoirs construits à partir de jarres en terre cuite coupées en deux, anciennement utilisées pour stocker le vin à Ica.
Orion au dessus de la Calle Burgos


























