🇫🇷 Lago Titicaca

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Depuis Arequipa nous avons rejoint notre dernier arrêt au Pérou, Puno. Puno ne présente pas un grand intérêt, hormis le fait d’être le point de départ de nombreux bus pour la Bolivie, et nous n’avions pas prévu de passer plus de 24 heures dans cette petite ville.

2011 Puno

2012 PunoCathédrale de Puno

2013 Puno

Puno a également une ambassade bolivienne où les citoyens des Etats-Unis peuvent obtenir leur visa bolivien. Il n’est pas requis de visa pour les Européens, mais la Bolivie a cette taxe de réciprocité d’entrée dans le pays pour les citoyens américains ; 160$ leur donne droit à un visa multi-entrées (bien que j’imagine pour les Boliviens il n’est pas plus facile d’entrer en Europe qu’aux Etats-Unis). Il y a un incroyable manque d’information claire et fiable quant à l’obtention de ce fameux visa, du coup au lieu d’attendre que notre bus nous dépose à la frontière bolivienne pour obtenir le visa, et potentiellement voir Anne renvoyée à Puno, nous avons décidé de jouer les personnes responsables et d’aller chercher ce visa au consulat à Puno. Il était trop tard l’après-mid de notre arrivée à Puno, donc nous avons déjà dû repousser notre bus de 7h du matin le lendemain pour celui de 14h. Nous sommes arrivés devant le consulat à 8h pétantes pour y trouver ce message sur la porte.

2014 Puno

Nous n’irons pas dans le détail sur le fait que personne (police, office du tourisme, agences de voyage, chauffeurs de taxi) n’avait la moindre idée d’où cette adresse se trouvait, ou encore moins nous dire qu’une fois le consulat trouvé nous aurions à faire l’aller-retour trois fois en taxi entre le consulat et le centre-ville à cause d’une incapacité à savoir nous donner les correctes informations. Nous ne détaillerons pas non plus cet “itinéraire” imaginaire de notre séjour en Bolivie que nous devions rendre, ni la photocopie de taille comiquement grande (pleine page) de la carte de crédit d’Anne comme preuve de ressources suffisantes pour le séjour. Nous n’aborderons pas non plus le fait qu’une fois la taxe de 160$ payée, les billets de 20$ ayant été scrupuleusement inspectés (plusieurs ont été rejetés pour des imperfections telles que… un pli), et le visa accordé, il n’était valable que pour une durée de cinq ans, bien que nous étions convaincus que la validité devait en être de dix. Conclusion de cette histoire, le visa peut être facilement obtenu à la frontière, inutile de courir par monts et par vaux pour cela.

2015 PunoAnne en train d’éditer les lignes bleues sur sa photo, scannée à partir de son passeport, pour obtenir une photo avec le fond blanc requis. Un peu plus tard, dans le dossier de visa cette photo a été finalement réduite à quelques pixels sur un carré de 2cm x 2cm, et l’incroyable qualité de l’imprimante noir et blanc de l’ambassade bolivienne a immédiatement supprimé du visage d’Anne la moindre ligne bleue.

2016 PunoAnne a adoré cette peinture fantastique accrochée au dessus de notre lit à l’auberge, et particulièrement le chaton noir sur les genoux de la fée.

DCIM105GOPROEn trici-taxi pour rejoindre le terminal de bus. Direction Bolivie !

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Quitter le Pérou n’a pas été une mince affaire non plus. Bien que nous savions que la durée maximale légale de séjour sans visa au Pérou est d’environ six mois, notre estimation de la durée de notre séjour à 30 jours, que nous avions donnée lors de notre conversation à 3h du matin avec le douanier à la frontière en provenance de l’Equateur, nous a auto-infligé une restriction de temps de séjour dans le pays. Nous avions pris le gribouillage sur notre tampon d’entrée comme étant la signature du douanier, c’était en réalité un affreux “30” ; un ultimatum que nous nous étions sans le savoir donné pour quitter le Pérou. Anne a tenté d’expliquer que si nous étions restés plus longtemps que prévu au Pérou c’était dû, en partie, à une méchante grippe qui m’avait cloué au lit pendant une dizaine de jours, mais également parce qu’étant tombés sous le charme des innombrables richesses du Pérou nous n’avions pas vu passer le temps (à l’exception de ce dernier jour…). Cause toujours. Le douanier nous a montré la MULTA (i.e. amende) d’un voyageur aussi mal informé que nous, un Japonais qui, lui, a dégoté une amende de 435$ (nous sommes toujours curieux de connaitre son histoire !) comme preuve que nous n’étions pas les premiers à devoir payer les frais de dépassement d’une limite de séjour auto-imposée. Nous avons donc dû nous rendre à la banque nationale la plus proche, située à cinq minutes en tuc-tuc du poste de douane, payer en liquide les 36$ (1$ par personne par jour de dépassement) en utilisant nos derniers billets de 20$ acceptables (lire immaculés), faire des photocopies en double et en triple de la MULTA précédemment mentionnée, en utilisant la monnaie reçue en échange des dollars de notre amende puisque nous avions pris le soin de dépenser nos derniers Soles péruviens et n’avions pas encore de Bolivianos, avant d’obtenir un tampon rouge pétant EXCESSIVE STAY sur nos passeports à côté de nos tampons de sortie du pays. A l’entrée en Bolivie nous avons eu confirmation que le visa qu’Anne s’est vue donné aurait dû être de dix ans et non pas cinq, une erreur inhérrante à l’incompétence du consul de Puno, information trouvée plus tard à La Paz, qu’Anne devra faire corriger une fois de retour à Paris. Sans surprise nous étions les derniers passagers à remonter dans notre bus pour Copacabana en Bolivie. Le 20 janvier 2016 n’est pas à marquer d’une pierre blanche.

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Autre jour, autre pays, autre énergie ! Le lendemain matin nous avons pris la direction de l’Isla del Sol, l’un des sites religieux les plus importants du monde Andin, localisé sur la plus large étendue d’eau douce d’Amérique du Sud et le plus haut plan d’eau du monde (à 3812 mètres d’altitude), le lac Titicaca. Nous étions surpris et perplexes quand on nous a précisé que le trajet de 12km en bateau allait prendre environ trois heures (une rapide règle de trois me fait comprendre que notre embarcation n’allait pas plus vite que cette bonne vieille marche à pied), mais ce détail a pris tout son sens quand le bateau a fait rugir son unique moteur de 25 chevaux, emmenant lentement la centaine de passagers vers leur destination tant attendue.

2021 Isla del SolNous nous sommes faits déposer sur la côte au nord de l’île où nous avons joint une visite de groupe des zones sacrées de cette section de l’île. Il nous a ensuite fallu marcher 2h30 le long de la ligne de crète de l’île pour en rejoindre la partie sud où nous allions passer la nuit.

2022 Isla del Sol

2023 Isla del Sol

DCIM106GOPROEnviron 3000 personnes vivent sur l’île, survivant de leurs propres cultures et du tourisme.

2025 Isla del SolNonne de l’île

2026 Isla del SolLe rocher du Puma, ou Titi Kharka, duquel le lac tire son nom. Autrefois lieu de pèlerinage, nous avons été invités à nous mettre en cercle autour du rocher sacré et à y apposer nos mains pour changer nos énergies.

2027 Isla del Sol

2028 Isla del Sol

2029 Isla del SolRassemblés autour d’une fontaine de jouvence, pour se laver le visage avec de l’eau revigorante.

2030 Isla del SolTemple pré-inca

2031 Isla del Sol

DCIM106GOPRODébut de notre marche de 2h30

2034 Isla del Sol

2035 Isla del Sol

2037 Isla del SolLamas !

2038 Isla del SolLes touristes adorent empiler des pierres.

2041 Isla del SolLa vue depuis notre hôtel sur la côte sud de l’île. Isla de la Luna est le petit morceau de terre que l’on peut voir au milieu du lac, et les montagnes que l’on aperçoit sont les pics enneigés de la Cordillera Real des Andes.

DCIM106GOPROLever de soleil sur Isla del Sol

2042b Isla del Sol

DCIM106GOPRONotre hôtel était celui perché en haut sur la gauche.

2044 Isla de la LunaIsla de la Luna ; beaucoup plus petite que l’Isla del Sol, 25 familles seulement y vivent.

2046 Isla de la Luna

2047 Isla de la Luna

2048 Isla de la Luna

2049 Isla del SolDe retour sur l’Isla del Sol, en attendre de notre traversée retour vers Copacabana ; là ce sont les célèbres Escaliers Incas.

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2051 Isla del Sol

2052 CopacabanaIl n’y a pas le moindre doute, Copacabana est tournée vers le tourisme, le bord du lac grouille constamment d’activité.

2055 Copacabana miradorNous avons grimpé pendant 30 minutes jusqu’au sommet de l’Horca del Inca, un observatoire Inca surplombant Copacabana.

2057 Copacabana miradorOn peut apercevoir l’Isla del Sol à l’horizon

DCIM106GOPROCopacabana, la ville a donné son nom à sa fameuse cousine brésilienne.

2058 Copacabana mirador

2059 Copacabana ChoclosMontagnes de popcorn

DCIM106GOPROCathédrale de Copacabana

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2063 Copacabana Cars bendictionCopacabana est un lieu de pèlerinage pour tous ceux désirant bénir leur véhicules. Chaque jour une longue file de voitures ornées de fleurs, chapeaux et cravates attendent qu’un prêtre passe pour en bénir chaque partie (moteur, pneus, sièges, …). Nombreux sont les touristes étrangers qui ne peuvent s’empêcher de commenter que davantage de prévention routière et une voiture bien assurée sont tout aussi efficaces.

2065 Copacabana Cars bendiction

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Cliquez ici pour un résumé en vidéo de nos aventures à Copacabana et le Lac Titicaca.

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Franco-American couple navigating through life at the pace of enjoyment.

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