De Copacabana nous sommes partis au sud vers la plus haute capitale du monde, La Paz. Les cinq heures de route ont été tranquilles, uniquement perturbées quand tous les passagers sont subitement descendus (nous laissant seuls dans le bus à remettre en vitesse nos chaussures pour descendre à notre tour) et nous sommes tous montés dans un petit bateau, notre bus étant au même moment chargé sur une barge, pour traverser une section de 500m du Lac Titicaca et rejoindre la route de l’autre côté.
Là c’est notre bus (avec l’intégralité de nos affaires à bord !) qui est chargé sur une barge.
Aussitot arrivés à La Paz nous avons trouvé notre auberge puis sommes allés tester la meilleure pizzéria (d’après Tripadvisor) pour notre premier dîner dans la capitale. C’était succulent, et nous y sommes retournés à plusieurs reprises.
Le lendemain nous avons pris le Free-Walking Tour, version La Paz.
Plaza Murillo, la grand place où se trouvent le palais législatif, le palais présidentiel, et la cathédrale.
Le palais législatif a un curieux détail sur sa façade. Son horloge est à l’envers, ses numéros sont inversés et les aiguilles courrent dans le sens anti-horaire. Il existe tout un tas d’interprétations. C’est une manière de se montrer différents des impérialistes, d’aller vers la gauche (opposé à la “droite” politique) ; c’est une allusion à l’ancestral cadran solaire (dans l’hémisphère nord l’ombre du cadran solaire tourne dans le sens horaire alors que dans l’hémisphère sud elle tourne dans le sens anti-horaire) ou toute autre interprétation pouvant détourner l’attention des normes et rappeler aux Boliviens leurs racines indigènes.
Foetus et bébés lamas dans la rue des sorcières. Ils sont utilisés en offrande à la Pachamama, notre Terre, particulièrement sur les chantiers de construction.
Une pause, avec quelques histoires relatives aux offrandes à la Pachamama.
Je suis revenu de la visite guidée avec une jolie intoxication alimentaire. Du coup j’ai dû repousser ma descente à vélo de la Route de la Mort de mardi à mercredi, puis jeudi, et finalement le vendredi j’étais de nouveau d’attaque et j’ai pris la direction de la route de Yungas, la fameuse Route de la Mort de Bolivie. Accompagnés de nos guides Kieran et Eddi, notre groupe de onze s’est attaqué aux 50 kilomètres de descente sur la route de terre et de graviers à flanc de falaise qui était auparavant l’unique route rejoignant la région de Yungas à La Paz jusqu’à ce qu’un nouvel axe routier soit construit il y a quelques années. Il y a toujours des véhicules empruntant cette ancienne route mais aujourd’hui les hordes de vététistes constituent la majeure partie du trafic. Le tour était un peu cher et Anne n’était pas trop intéressée donc elle a passé la journée à La Paz, notamment pour une chasse au trésor l’emmenant du bureau d’imigration au cancelario au consulat pour faire rectifier son problème de visa. Elle a parlé à la responsable en chef des visas, une femme magnifiquement farfelue, qui a décrit le visa de cinq ans accordé à Anne comme une “severa llamada de atención” et qui a immédiatement imprimé les fax d’information envoyés un an auparavant aux consulats pour les remettre en main propre au consul de Puno (qui se trouvait par hasard à La Paz pour une réunion) avec comme instruction de fermement rappeler à toutes les personnes délivrant les visas que la validité est d’une durée non-questionnable de 10 ans. Justice rendue. De son côté Anne devra faire rectifier son visa une fois de retour à Paris. Une fois cette course terminée Anne s’est accordée un repos mérité dans notre café favori de La Paz, l’excellent Writer’s Café, et s’est caféinée sans penser à moi, en train de dévaler une route avec le mot “mort” dans son surnom.
C’était une expérience géniale ! Les photos ont été prises par nos guides.
Une première section sur asphalte pour prendre en main nos super bécanes.
A cet endroit il y a plus de 600m de vide au bord de la route.
Cliquez ici pour une descente à vélo de la Route de la Mort.
La route de Yungas serpente le long de la montagne.
On pouvait souvent apecevoir Eddi, l’un de nos deux guides, allongé au bord de la route pour prendre des photos.
Selfie avec ma monture à 5000$.
Cuits après les cinq heures de descente
Lors de notre dernière nuit à La Paz nous avons pris ce cliché de l’effervescence habituelle dans un rond point sur la route de notre pizzéria favorite.

















