La Bolivie faisait face à une période de tensions quand nous y étions. Il y avait un important référendum le 21 février qui, entre autre, pouvait autoriser l’extension de la durée du mandat présidentiel, une nouvelle fois (Evo Morales est en place à la présidence de la Bolivie depuis 2006. Il avait déjà modifié la constitution à son arrivée pour autoriser le président à exercer deux mandats). Alors que nous étions à La Paz un mouvement de grève national a été initié par les syndicats de transporteurs routiers pour protester contre la forte taxe qui leur est imposée par le gouvernement. Quand nous nous apprétions à partir de La Paz des kilomètres de semi-remorques et camions de livraison s’étaient stationnés sur tous les axes principaux à l’intérieur du pays ainsi que sur tous les accès aux frontières. L’ensemble du transport terrestre de Bolivie était gelé. Après trois jours de plus à attendre une évolution de la situation, nous avons finalement contourné le problème et pris un vol pour Sucre, notre destination suivante. Nous avons découvert au petit-déjeuner le matin de notre départ que le centre des impots de La Paz était juste à côté de notre auberge. Un cortège de manifestants approchait bruyamment, leurs chants étaient accompagnés de puissantes fusées explosives. Par chance une heure plus tard la foule s’était dispersée et nous pouvions sortir pour prendre un taxi en direction de l’aéroport. Dehors nous pouvions voir les stigmates laissés par le passage des manifestants en colère : le centre des impots avait été bombardé d’oeufs et toutes les fenêtres étaient cassées. Quelques tirs approximatifs décoraient la façade de notre auberge. Nous avons séjourné une semaine de plus qu’initialement prévue à La Paz et n’étions pas mécontants de finalement quitter la capitale.
Notre chambre à Sucre, à l’esthétique et la simplicité parfaites, nous a donné des idées sur ce que nous voulons pour notre prochain appartement.
Casa de la Libertad, la deuxième université créée dans toute l’Amérique du Sud et où a été signée la déclaration d’indépendance en 1825.
C’était Carnaval quand nous étions à Sucre, ce qui signifie beaucoup de pistolets à eau, de bombes à mousse et surtout, comme on le voit sur la photo, des bombes à eau dans toute la ville.
Les écoliers dans la rue en début d’après-midi, signe que le Carnaval bat son plein.
Monastère Franciscain, perché sur les hauteurs de Sucre.
Il n’a quasiment jamais plu durant notre séjour à Sucre, pourtant les soirs Anne sortait toujours armée de son k-way pour se protéger des jets d’eau, bombes à eau, ou dans le cas présent des sprays à mousse.
Bien que la marche jusqu’au cimetière ait été plus que stressante, avec plusieurs attaques aux ballons d’eau, le cimetière nous a offert un appréciable changement, tranquille, sec et où les projectiles volants étaient interdits.
Les dinosaures sont partout à Sucre, une falaise non loin de là étant célèbre pour contenir de nombreuses empreintes de pas de dinosaures. D’après notre guide ces traces de pas nécessitent un guide accompagnateur et une forte imagination pour pouvoir les apprécier.
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