Nous sommes descendus de notre bus à Santiago après douze heures de route et, sans une minute à perdre, nous nous sommes précipités pour attraper notre bus suivant, direction l’Argentine.
Le poste de frontière argentino-chilien est perché à 3200m d’altitude au beau milieu de la Cordillère des Andes et ressemble à un gigantesque hangar, parfait pour trouver refuge et se protéger des puissants rayons du soleil l’été et des chutes de neige l’hiver.
Le 24 mars 2016 marquait le 40ème anniversaire du coup d’état militaire qui a entrainé la chute du gouvernement et la prise de pouvoir d’une junte ; le début des sept années de Guerre Sale comptant quelques 30000 Argentins tués ou disparus.
Madres de Plaza de Mayo, mères des disparus qui se rassemblent chaque jeudi pour une marche de protestation sur la Plaza de Mayo pour demander des réponses du gouvernement sur ce qu’il est advenu de leurs enfants disparus durant la Guerre Sale.
C’est comme ça que nous travaillons
Les rues et avenues de Mendoza sont toutes arborées, ce qui fournit d’agréables trottoirs ombragés pour les piétons.
Erin est de retour ! Dégustation d’un arc-en-ciel de bières au Hangar 52.
Une balade à travers l’ancien centre de Mendoza.
Persuadé que cet édifice était abandonné, le groupe d’artistes graffeurs Panama Club a réalisé cette fresque et signé fièrement l’oeuvre achevée. La surprise au retour du propriétaire a dû être de taille, mais l’histoire veut que la nouvelle façade lui a rapidement plu.
Sur une suggestion d’Erin nous sommes allés faire une promenade à cheval à Luján de Cuyo, l’une des principales régions viticoles proche de Mendoza. Débutante affirmée du groupe de dix, Anne s’est vue dotée de la meilleure monture. Son nom est Padrillo, Etalon en français ; entre eux le courant est tout de suite passé et là ils s’échangeaient déjà des blagues.
Avec leur qualité naturelle de leaders, Anne et Padrillo ont pris la tête du groupe durant quasiment toute la balade. Puisque Padrillo connaissait le chemin comme sa poche, Anne s’est faite un plaisir à le faire trotter à bonne allure pour forcer le groupe à aller de l’avant. Mon cheval, Chiquito (i.e. Petit), têtu comme une mule, passait quant à lui son temps à manger tous les buissons qui passaient dans son champs de vision.
A défaut de maitriser totalement sa monture, Anne prenait grand plaisir à agiter sa cravache.
Arrivés au sommet ! C’est à cet endroit que notre guide nous a débriefés sur la faune locale qui inclut des renards, des pumas, des serpents et même des araignées, en particulier la mygale rose du Chili, répondant ici au nom de Araña Pollito, littéralement “araignée poussin”, nom qui lui a été donné car son corps a la taille et l’aspect duveteux d’un poussin. Par chance nous n’avons croisé qu’un petit renard gris et un séduisant coucher de soleil.
Pause relax dans le parc St Martin, un parc dans Mendoza qui s’étend sur plus de 400 hectares. Nous avons trouvé curieux de voir les Andes à l’ouest après les avoir connues indiquant toujours l’est au Chili.















